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Langue française - Education littéraire et humaine : Programmer en littérature
Posté par sylvie le 20/10/2009 13:40:00 (216 lectures)
Langue française - Education littéraire et humaine

Pourquoi programmer en littérature ?

Ce que disent les textes : Programmer en littérature - Au cycle3

Exraits du Programme CE2 CM1 CM2

Français :
La progression dans la maitrise de la langue française se fait selon un programme de lecture et d’écriture, de vocabulaire, de grammaire et d’orthographe. Un programme de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture des élèves.
Littérature
Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui; il participe ainsi à la construction d’une culture littéraire  commune.
Littérature
Les élèves ... mettent en relation des textes entre eux ( auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, évènements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique…)
Histoire des arts : littérature, poésie et théâtre
L’histoire des arts porte à la connaissance des élèves des œuvres de référence qui appartiennent au patrimoine ou à l’art contemporain.
Confrontés à des œuvres diverses, ils découvrent les richesses, la permanence et l’universalité de la création artistique
Progressions
Etablir des relations entre des textes ou des œuvres : même auteur, même thème, même personnage…
Rapprocher des œuvres littéraires, à l’oral et à l’écrit.
Lire au moins 5 ouvrages dans l’année.
Vous trouverez sur le site d'AVIGNON toute une recherche qui peut aider à la mise en oeuvre d'une  programmation en littérature.
Ne pas oublier que cette programmation doit se penser  programmation de cycle et même d'école. 

Quels critères de choix pour les ouvrages ?

  • Des ouvrages dans les 6 catégories répertoriées : roman, BD, album, conte et fables, théâtre et poésie.
  • Des classiques ainsi de que des ouvrages contemporains
  • Un niveau de difficulté variable :
        * Organisation du livre, nombre de pages, relations texte et images
        * Univers de référence de l’œuvre
        * Les personnages : leur nombre, leur désignation…
        * La situation
        * La façon dont les choses sont racontées
  • Des textes réticents qui posent de problèmes de compréhension
  • Des textes proliférant qui peuvent laisser supposer plusieurs interprétations
  • Des œuvres propices à des mises en voix, Des œuvres qui appellent un investissement psychoaffectif, qui provoquent un questionnement, stimulent la réflexion personnelle, interrogent sur les valeurs et le sens de la vie, remettent en cause les préjugés éthiques, esthétiques, voire philosophiques (La grande question, Otto, Les petits bonshommes sur le carreau...)
  • Des œuvres qui prennent en compte la dimension d'intertextualité


Parcourir le texte et s'approprier une oeuvre :
 
L’enseignant dispose de sept outils pour parcourir le texte et faciliter sa compréhension :

  • la lecture à voix haute du maître, revalorisée, posée comme essentielle. Il appartient à l’enseignant d'accompagner le cheminement en réservant à sa propre lecture les passages complexes et les passages clés du texte. En effet, sa lecture à haute voix facilite la compréhension et décharge l’élève du travail de décodage. Son interprétation des textes aide à en construire une représentation.
  • le résumé partiel que l’enseignant élabore avec ses élèves, les reformulations qui suivent.
  • la lecture à voix haute des élèves.
  • la lecture silencieuse des élèves.
  • les mises en réseaux des textes.
  • l’articulation parler lire écrire : l’enseignant assure le rythme entre lectures et discussions, l’alternance entre reformulation de ce qui vient d’être lu et anticipation de ce qui pourrait suivre. L’essentiel du travail est basé sur l’oral, les débats, les échanges, les mises en relation qui peuvent s’associer à des pratiques d’écriture. Certains titres seront choisis pour leur intérêt au niveau d'un passage de la lecture à l'écriture. (transposition, modification du lieu, du temps, extension ou réduction, pastiche, parodie...)
  • le débat interprétatif qui apparaît comme une proposition centrale dans la construction d’une culture littéraire aussi bien que dans la mise en œuvre d’une pédagogie de la compréhension. Il est primordial de travailler sur le sens, qui n'est pas donné d'emblée. Il se construit entre le texte et le lecteur, en fonction de l'expérience sociale et culturelle de celui-ci. Le travail de compréhension et d'interprétation se soutiennent et s'alimentent. Le recours à l'œuvre et au texte reste le critère du travail d'interprétation.

 



 

L'exploitation de Le journal  de LUCIE et d'autre aussi  pendant une animation pédagogique :

Situation pédagogique : découvrir l'album «  Le journal de Lucie »

1- Chaque enseignant lit le journal de Lucie et doit compléter le déroulement de la journée, ainsi que la liste des personnages dont parle Lucie.
Matériel : une frise chronologique individuelle + liste des personnages et leurs caractéristiques.
Mise en commun : réaliser une grande frise et la liste des personnages.

2- Les stagiaires sont répartis en 6 groupes et chaque groupe reçoit un journal recopié, anonyme  et privé de ses illustrations à lire avec les consignes suivantes :
--> trouver le narrateur (l’auteur du journal) c’est à dire le personnage qui raconte l'histoire et faire une liste de questions que vous vous pose z ;
--> écrire chaque  information qui complète celles qui l'on a déjà sur une  feuille (une info par feuille, et utiliser une seule couleur de feutre), les accrocher au fur et à mesure sur la frise chronologique ;
--> dans chaque groupe un guetteur doit suivre l’évolution des renseignements.
Chaque groupe a une couleur de feutre différent et peut compléter les renseignements des autres.

3- Mise en commun / débat
Qu’apporte chaque voix ?
« Reconstruire la cohérence temporelle, spatiale, narrative assimile la lecture de l’album à une activité de reconstitution de puzzle, l’intérêt étant de voir, dans cette recomposition, quel regard chaque narrateur porte sur l’action. »
Questions sur le contenu :
Avez-vous pu répondre à certaines questions que vous vous posiez ?
Où habite la coccinelle ?
Où habite l'araignée ?
Où habite le renard ?
Pourquoi les insectes  sont-ils tous différents ?
Pourquoi Boubou a-t-elle l'air contrariée ?
Pourquoi la maitresse est-elle sortie ?

Conclusion : des questions auxquelles une seule voix peut répondre, d'autres où auxquelles on peut répondre à plusieurs, et d'autres auxquelles on ne peut pas répondre. (interprétation)

Exemple de traces écrites en classe à la suite des séances de littérature.

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